Désignée candidate du PS pour l'élection présidentielle par un vote largement majoritaire des militants, Ségolène Royal fait face à un nouveau défi : rassembler les forces d'une gauche divisée, et mobiliser un électorat indispensable pour battre la droite en 2007.
DSK et Laurent Fabius, les deux adversaires de Mme Royal au sein du parti, ont rapidement annoncé leur ralliement, suivis par un certain nombre de personnalités du PS. Dès le lendemain de son investiture, Mme Royal a souhaité "unir toute la gauche dans sa diversité". Le PRG a déjà renoncé à la candidature de Christiane Taubira en échange d'un accord électoral. Jean-Pierre Chevènement, à qui Mme Royal a tendu la main et qui n'exclue ni "retrait" ni "concertation", a salué sa "victoire incontestable", l'invitant à "rebattre les cartes" au PS. Noël Mamère lui a promis le soutien des Verts au deuxième tour, formulant des "exigences" pour un "éventuel contrat de gouvernement". Dominique Voynet, candidate du parti écologiste, a félicité et souhaité bonne chance à Mme Royal, considérant par ailleurs que "les choses ne vont pas être simples".
Les leaders de cette dernière, chacun briguant la tête du mouvement, ont vivement critiqué la candidate socialiste. Pour le PCF et son secrétaire nationale Marie-George Buffet, "l'alternative à Sarkozy ne peut être une gauche royale". Les communistes ont décidé de réunir leur conseil national pour discuter de la "responsabilité" du parti. Olivier Besancenot, candidat de la LCR, a exprimé ses craintes d'une gauche "sécuritaire et libérale", mais constate l'espace politique laissé à gauche de la gauche. José Bové et Clémentine Autain ont également pronostiqué la présence des antilibéraux au second tour de l'élection présidentielle. Mais selon Frédéric Dabi, de l'institut IFOP, le réflexe du vote utile contre Nicolas Sarkozy constituera un sérieux handicap pour la gauche radicale.
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